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Le poids de la dette s’alourdit

L'Hebdo du Japon
Cet article est issu de la revue de presse l’Hebdo du Japon édité par la CCI France Japon, seule revue de presse francophone traitant de l’actualité japonaise.

Le 12 avril, la Banque du Japon a publié le résultat du Corporate Goods Price Index (CGPI), un indice sur la production, sur l’exportation et sur l’importation des biens, pour le mois de mars. En comparaison avec le mois de mars 2021, l’indice affiche une hausse de 9,5 %.

Alors que les prix des matières premières flambent et que la valeur du yen ne cesse de baisser, combien de temps encore la Banque du Japon limitera-t-elle les taux d’intérêt ?
Le Japon subit de plein fouet les politiques financières de la réserve fédérale des États-Unis, qui, de son côté, n’hésite pas à les faire monter.

C’est la première fois en quarante ans que le monde voit une telle inflation, et son incidence sur la hausse des prix est dramatique, au point que l’administration de Joe Biden s’est écartée de la course aux élections de mi-mandat pour se concentrer sur la gestion de cette crise. La réserve fédérale des États-Unis a annoncé qu’elle augmenterait les taux d’intérêt sept fois en 2022. Si l’institution propose une hausse de 0,25 % à chaque fois, ils auront progressé de 1,75 % à la fin de l’année.

Dans ces conditions, le Japon qui subit également la crise peut-il se permettre de ne pas augmenter les taux d’intérêt ? La Banque du Japon rechigne à suivre l’exemple américain, car, dans le cas de l’archipel, cela provoquerait la hausse des intérêts liés à la dette du pays.

Le ministère des finances estime la dette publique à 1 026 000 milliards de yens pour l’année 2022. Le taux d’intérêt actuel des bons de la dette est à 1 %, ce qui représente près de 10 000 milliards de yens. Une augmentation de celui-ci serait lourde de conséquences pour l’économie.
Si le taux de croissance prend également 1 % supplémentaire, le montant des impôts supplémentaires perçus par l’État ne sera que de 650 milliards de yens.

En combinant ces deux taux, et en imaginant qu’ils augmentent tous les deux de 1 %, d’ici à 2025 Diamond prévoit une hausse de 37 000 milliards de yens de dette, contre seulement 23 000 milliards d’impôts récoltés.

Source : Diamond (16/05, 27)
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