CEFJ - Comité d'échanges Franco-Japonais CEFJ - Comité d'échanges Franco-Japonais
により設立された委員会

Véhicules électriques, le Japon contre-attaque

L'Hebdo du Japon
Cet article est issu de la revue de presse l’Hebdo du Japon édité par la CCI France Japon, seule revue de presse francophone traitant de l’actualité japonaise.

Cette année 2022 sera l’an 1 des véhicules électriques (EV) japonais, selon les mots de la vice-présidente de Nissan, Asako Hoshino, lors de la présentation de leur nouveau modèle de voiture légère (K-car) , Sakura. Elle cite également l’ambition japonaise d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050 parmi les changements historiques dont nous sommes les contemporains.


En ce qui concerne Sakura, elle sera commercialisée à 2,3 millions de yens. Après déduction de l’aide gouvernementale à l’achat d’un véhicule électrique, son prix revient à près de 1,8 million de yens. On peut aussi compter sur l’aide de la municipalité (450 000 yens à Tôkyô), pour atteindre environ 1,3 million de yens, le prix d’une K-car à moteur essence.


Le même jour, Mitsubishi a annoncé la commercialisation de sa voiture légère eK X EV (prononcer le X comme « cross »). Les deux entreprises, partenaires sur le développement de leurs EV, commenceront à vendre leurs véhicules à partir de l’été.

Près de 41 % des voitures possédées par des Japonais sont des K-cars. Parmi celles vendues en 2021, 37 % sont électriques. Le département de Kôchi, où 56 % des voitures sont des K-cars, est emblématique. À cause de son déclin démographique, les stations-essence avaient déjà commencé à se raréfier. Les sources d’énergies renouvelables (biomasse, solaire, éolienne…) ne manquent pas dans la région. Les voitures équipées de piles sont donc une opportunité pour les conducteurs de cette région de ne plus dépendre des sources d’énergie fossile, mises en péril par la situation internationale.

Toutefois, le Japon est encore timidement engagé sur cette voie. Parmi les ventes de nouveaux véhicules, 0,9 % d’entre eux étaient des EV sur l’archipel, tandis qu’en Chine, ils représentaient près de 16 %. Cela signifie que le marché local est presque totalement à découvrir et qu’il existe une grande marge de progression pour les constructeurs.

L’enjeu est également environnemental. Le gouvernement de M. Suga avait déclaré son ambition de neutralité carbone d’ici à 2050. Il avait souhaité qu’en 2030, 22 à 24 % de l’énergie soient issus de sources renouvelables. La tendance actuelle pousse ces chiffres de 36 à 38 %, afin de tenter d’enrayer le réchauffement climatique. Les véhicules électriques sont un défi supplémentaire pour le Japon.

Source : Economist (14/06, dossier principal 16-31)
Abonnement annuel disponible : 50 € TTC pour les membres
Contactez-nous : adejulliard@cefj.org