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Paris 2024 : Absence du karaté aux Jeux Olympiques 2024

Le karaté est considéré comme un sport additionnel pour TOKYO 2020, cependant, il n’est pas inclus au programme des Jeux olympiques de PARIS 2024 Paris, recalé par le Comité d’organisation. Le 21 février dernier, les férus de la discipline apprenaient avec stupeur qu’ils ne seraient pas de la partie en 2024, lors des Jeux olympiques de Paris. La fédération mondiale a profité des Championnats d’Europe pour mobiliser ses athlètes afin de réintégrer le karaté aux JO 2024 à Paris.

Voici, c’est le rapport de questions et de réponses qui s’ont échangé au sénat.

Présence du karaté aux Jeux Olympiques 2024

15e législature

Question écrite n° 12084 de M. Claude Bérit-Débat (Dordogne – SOCR)

publiée dans le JO Sénat du 29/08/2019 – page 4355

M. Claude Bérit-Débat attire l’attention de Mme la ministre des sports sur le choix du comité d’organisation des jeux olympiques (COJO) et du comité international olympique (CIO) de ne pas retenir le karaté comme discipline additionnelle aux jeux olympiques 2024 qui se dérouleront à Paris.

La fédération nationale française de karaté, qui regroupe, à travers ses 5000 clubs, 255 000 licenciés, ne comprend pas cette décision prise en février 2019 et poursuit aujourd’hui sa mobilisation contre cette mesure.

Cette décision apparait en effet des plus surprenante car le karaté fait partie des disciplines additionnelles retenues aux jeux olympiques de 2020 au Japon. Son intégration définitive dans les sports olympiques se trouve ainsi compromise avant même qu’elle n’ait pu faire ses preuves.

La surprise est d’autant plus légitime que la France est l’une des grandes nations du karaté, titrée au niveau mondial très régulièrement. Elle fait partie des toutes meilleures.

Sa présence aux jeux olympiques en 2024 à Paris lui permettrait ainsi de bénéficier d’un coup de projecteur, de la développer et d’attirer de nouvelles vocations auprès des jeunes. 55 % des licenciés de karaté en France ont moins de 18 ans selon la fédération nationale, soit plus de 125 000 jeunes qui rêvaient de voir évoluer leurs championnes et champions aux jeux olympiques en France.

Le sujet n’est pas ici de remettre en cause la légitimité sportive des autres disciplines qui ont été choisies par le COJO et le CIO mais de donner une suite qui semble cohérente avec les choix effectués pour 2020.

Aussi, Monsieur le sénateur lui demande ce que compte faire le Gouvernement pour que le karaté soit finalement retenu pour les jeux olympiques de 2024 en France avant que le CIO ne rende sa décision finale en décembre 2020. Il s’agit de donner toute sa chance et une forte médiatisation à une discipline sportive soutenue par des centaines de milliers de sportifs et bénévoles.

Réponse du Ministère des sports

publiée dans le JO Sénat du 10/10/2019 – page 5169

Le Comité d’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques 2024 (COJO) a choisi les quatre sports additionnels suivants au programme olympique : le break dance, le skateboard, l’escalade et le surf. Cette décision a été annoncée le 21 février 2019 par le COJO, en conformité avec les principes qu’il avait fixés : choix de sports innovants, à dominante urbaine et ayant un fort impact sur la jeunesse. Elle a été approuvée par la commission exécutive du Comité international olympique (CIO) le 27 mars, puis par la session du CIO le 25 juin, à l’unanimité. En décembre 2020, elle sera soumise à la validation du CIO qui aura encore la faculté de retirer un ou plusieurs des quatre sports additionnels choisis par le COJO. Mais dès à présent, il n’est plus possible d’ajouter de nouveaux sports à cette liste. Le COJO avait reçu début mars la Fédération internationale de karaté, peu après l’annonce de ces nouveaux sports, afin de répondre à ses interrogations. Aucune négociation n’avait été engagée par la suite entre ces deux instances. En tout état de cause, le ministère des sports rappelle son soutien appuyé à la fédération française de karaté. Il a ainsi été décidé de lui accorder en 2019 une subvention de plus d’un million d’euros, notamment pour le développement du sport de haut niveau dans la perspective des JO de 2020 où le karaté figurera au programme des Jeux olympiques de Tokyo, conformément à la décision du COJO japonais. Ce montant représente une augmentation de l’ordre de 20 % par rapport à l’effort financier du ministère des sports en 2018 et marque son attachement à ce sport, porteur de valeurs fortes et qui compte plus de 250 000 licenciés. Indépendamment du choix du COJO quant aux sports additionnels qui figureront au programme de Paris 2024, la pratique du karaté en France continuera de faire l’objet d’une grande attention de la part du ministère des sports.

Question écrite n° 13136 de Mme Brigitte Micouleau (Haute-Garonne – Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 21/11/2019 – page 5790

Mme Brigitte Micouleau attire l’attention de Mme la ministre des sports sur l’exclusion du karaté au programme des jeux olympiques (JO) de Paris 2024.

En effet, le 21 février 2019, le comité d’organisation des jeux olympiques (COJO) a exclu le karaté de la liste additionnelle des sports olympiques en 2024, alors qu’il sera sport olympique à Tokyo en 2020. Il n’y a pas eu d’explications à ce choix surprenant d’autant plus que la fédération française de karaté, forte de ses 250 000 licenciés et ses 5 000 clubs, se place régulièrement dans les trois premières nations du karaté mondial (195 fédérations nationales, 10 millions de licenciés).

La France, grâce à ses nombreux champions du monde et d’Europe, représente un véritable potentiel de médailles aux JO de Paris 2024.

Face à l’incompréhension suscitée par la décision du COJO, elle lui demande quels sont les critères qui ont été retenus pour aboutir à une telle exclusion et dans quelle mesure le Gouvernement peut envisager la réintégration du karaté au programme des jeux olympiques de Paris 2024.

En attente de réponse du Ministère des sports.